Eklablog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Site sur l'agent des services secret de sa majesté, Bond... James Bond. L'agent 007. Découvrez l'univers de l'espion au permis de tuer. Ses films, les acteurs l'ayant interprété, ses femmes, ses alliés, ses ennemis, ses gadgets, ses véhicules... Et bien p

Publicité

Skyfall

Skyfall affiche

Skyfall (2012)

Alors qu'il était en mission pour récupérer un disque dur contenant les noms d'agents infiltrés dans des organisations terroristes dans le monde entier, James Bond est accidentellement tué. Mais un malheur n'arrivant jamais seul, les services secrets de sa majesté sont attaqués par une puissance inconnue. Le QG du MI6 est victime de ce qui semble être un attentat à la bombe. Prise pour cible par ce qui semble être un pirate informatique, M assiste au retour inespéré de l'agent 007, revenu d'entre les morts. Disparu pendant plus de 2 mois, Bond est devenu alcoolique, toxicomane et malgré qu'il ne soit pas près à reprendre le service, M l'envoie sur la piste du criminel, qui n'est autre qu'un certain Raoul Silva.

 

Réalisation : Sam Mendes

Production : Michael G. Wilson et Barbara Brocoli

Scénario : Neal Purvis et Robert Wade, et John Logan

Photographie : Roger Deakins

Montage : Stuart Baird

Décor : Dennis Gassner

Musique : Thomas Newman

 

Première mondiale : Grande Bretagne, Octobre 2012

Sortie française : 26 octobre 2012

Durée : 143min

 

Budget : 200 millions de dollars

Box Office : 1 108 346 855 $

 

Casting :

Daniel Craig : James Bond 

Javier Bardem : Raoul Silva

Judi Dench : M

Naomie Harris : Eve Moneypenny

Bérénice Marlohe : Séverine

Ralph Fiennes : Gareth "M" Mallory

Albert Finney : Kincade

Helen McCrory : Claire Dowar, la ministre

Rory Kinnear : Bill Tanner

Ben Whishaw : Q

Ola Rapace  : Patrice

 

L'avis du site :

'CINQUANTE ANS DE SUCCES'

4 ans, c'est le temps qui sépare la sortie de Skyfall et de son prédécesseur Quantum of Solace. C'est le troisième grand temps d'arrêt entre deux aventures de James Bond. La première fois, ce fut entre 1989 et 1995, puis entre 2002 et 2006. Ironie du sort, ce recul du aux troubles financiers de MGM, sauvé in extremis par des fonds en provenance de Sony Pictures, fait coïncider la sortie de ce nouvel opus avec le 50ème anniversaire de la saga James Bond. Tout un symbole. Pour ce demi siècle, Daniel Craig rempile pour la troisième fois dans le rôle de James Bond. Inutile d'y aller par quatre chemins, Skyfall est la nouvelle grosse claque de la série.

Le virage pris par Casino Royale et Quantum of Solace s'était montré à la fois brillant et déroutant dans la mesure où il brisait littéralement les codes de la série en lui insufflant du sang neuf. Skyfall ne déroge pas à la règle et se présente comme un nouvel OVNI dans la saga, à l'instar d'Au service secret de sa majesté ou encore de Permis de Tuer. Dans cet épisode, c'est l'histoire d'un James Bond déchu, laissé pour mort en fin de séquence de prégénérique, un festival d'action époustouflant à Istanbul, et qui revient peu à peu jusqu'à retrouver sa grandeur en fin de film. Mais avant de revenir au sommet de sa gloire, Bond sombre dans l'alcoolisme, la dépression. Affaibli et tombant en ruine, il échoue même à tous ses tests d'admissibilité. C'est donc encore une fois un Bond sur-mesure pour Daniel Craig. Ce qui est étonnant dans ce choix des scénaristes, c'est de présenter ce Bond comme un vieil agent sur le rebus alors que deux épisodes plus tôt, donc dans Casino Royale, le Bond de Craig était une nouvelle recrue un peu tête brulée, brutale et dans une condition physique exceptionnelle. L'on se demande s'il n'y a pas eu l'envie de coller avec l'esprit cinquantième anniversaire, avec donc un agent en service depuis un demi siècle, quitte à faire fi de tout ce qui a été construit au début de l'ère Craig. La présence d'éléments de la série du passé confirme cette thèse, comme le retour de l'Aston Martin DB5 et de ses gadgets de Goldfinger, en totale incohérence avec le reboot de la série opéré sous Daniel Craig, mais un hommage fort à la saga pour son anniversaire.

Pour les 50 ans de la série, quel plus beau cadeau pouvait-on faire en faisant revenir deux des plus emblématiques personnages de la série ? J'ai nommé Q tout d'abord, puis Moneypenny. A cette occasion, tous deux voient l'origine de leur personnage revisité. Exit le vieil inventeur râleur du passé et place à une sorte de jeune geek féru d'informatique, joué avec flegme par l'acteur Ben Whishaw. Quant à Moneypenny, dont on ne découvre la véritable identité en fin de film, la femme d'action repentie remplace la sage employée de bureau. Dans le cas présent, on constate bien l'envie de faire le pont entre la série passée, celle de Sean Connery à Pierce Brosnan, tout en collant au mieux à l'esprit de reboot de Casino Royale.  Résolument modernisé et en phase avec ce Bond réaliste, le nouveau Q se permet même de se moquer indirectement de l'ancienne série et de ses gadgets invraisemblables, en expliquant qu'on ne fait plus dans les stylos à bille qui explosent, clin d'œil à Goldeneye, et aussi plaisanterie devant un James Bond surpris par le manque d'originalité de son équipement.

La plus grosse surprise du film est sans aucun doute la présence de l'immense Javier Bardem dans le rôle du méchant, Raoul Silva. Il crève littéralement l'écran et joue l'un des meilleurs adversaires de la saga, et de loin. Cet ancien agent, déchu, n'a pour seul objectif que de se venger de M. Son plan est digne du Joker de Batman. Il est évident que le réalisateur ainsi que les scénaristes se sont inspirés du film The Dark Knight de Christopher Nolan.

Ce 23eme épisode se paie le luxe d'accueillir un grand réalisateur, et non un simple exécutant comme on pourrait qualifier ceux des films précédents. Il s'agit de Sam Mendes. Sa réalisation brillante se voit clairement à l'écran, avec une façon de filmer bien à lui, avec un choix fort judicieux dans ses plans ainsi que dans les jeux d'ombre et de lumière. On pense bien sûr à la scène de Shanghai, avec les lumières extérieures qui se reflètent dans les vitres du building où Bond part affronter Patrice. A Sam Mendes se joint son compositeur fétiche Thomas Newman. Ce dernier remplace ainsi David Arnold qui opérait sur les cinq précédents films. Newman nous livre une bande originale digne de celle de ses prédécesseurs. Après le réalisateur, une autre pointure vient s'ajoute à ce film, dans le domaine de la musique cette fois, à savoir Adèle qui nous chante une chanson de générique envoutante, qui reprend le titre du film : Skyfall, qui a permis au  film a d'obtenu un oscar !

Enfin, terminons sur les Bond girls du film, à commencer par la française Bérénice Marlohe et de son passage éclair. Présentée comme la Bond girl principale, son rôle à l'écran ne dépasse pas les 20 minutes, ce qui est dommage dans la mesure où l'actrice joue une Séverine énigmatique et séductrice, tantôt occidentale tantôt asiatique selon la tenue dans laquelle elle apparait et le maquillage qu'elle arbore. Et l'autre Bond girl ? L'agent Eve joué par la séduisante Naomi Harris ? Non, je parle de Judy Dench. Oui, dans ce James Bond, on peut considérer M comme une Bond Girl à part entière. Que l'on se rassure, Naomi Harris nous dévoile tout son talent tout le long du film, faisant figure d'alliée parfaite pour Bond, amusante et séduisante à la fois. Mais M joue un rôle prépondérant, avec pour apothéose la dernière partie du film en Ecosse, qui se donne des faux airs d'affrontement de Western. La meilleure scène du film reste la séquence du casino de Macao, qui est la parfaite synthèse de ce que devrait être un film de Bond. Quant au ton général du film, on ressent un esprit patriotique qu'on n'avait pas vu jusque là dans la série, avec un parallèle entre un 007 sur le déclin mais qui se bat de toutes ses forces pour retrouver sa gloire passée, et une Angleterre en crise, à l'instar de la vieillissante Europe, qui tente de se maintenir tant bien que mal dans un monde qui change.

Skyfall est la réussite annoncée, tant dans la qualité exceptionnelle du film que dans son succès en salle. Avec plus d'1 milliard de recettes, Skyfall explose le précédent record de la série et devient l'un des films les plus vus de tous les temps. Après 50 ans et 23 films, James Bond n'a jamais été aussi adulé. Il est même à sa sortie le film le plus vu de Grande Bretagne, tout un symbole. Revenu à la mode et ne se limitant plus qu'à satisfaire son cercle de fans avide de nouveaux épisode, l'agent 007 attire de nouveau un public bien plus large partout dans le monde. Pourvu que la licence dure encore au moins 50 ans...

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article