Site sur l'agent des services secret de sa majesté, Bond... James Bond. L'agent 007. Découvrez l'univers de l'espion au permis de tuer. Ses films, les acteurs l'ayant interprété, ses femmes, ses alliés, ses ennemis, ses gadgets, ses véhicules... Et bien p
GoldenEye (1995)
Dans cette dix-septième aventure, le célèbre agent secret britannique James Bond doit retrouver le mystérieux Janus pour l'empêcher d'utiliser un puissant satellite soviétique du nom de GoldenEye, capable de détruire tout le système électrique et électronique de n'importe quelle ville sur la planète. À Saint Petersbourg, 007 constate que Janus n'est autre qu'Alec Travelyan alias 006, un ancien agent du MI6 que Bond avait vu mourir sous ses yeux lors d'une mission qui a mal tourné.
Réalisation: Martin Campbell
Production: Michael G. Wilson et Barbara Boccoli
Scénario: Jeffrey Caine et Bruce Feirstein d’après une histoire de Michael France
Photographie : Phil Meheux
Montage: Terry Rawlings
Décor: Peter Lamont
Musique: Eric Serra
Première mondiale : Etats Unis, 13 novembre 1995
Sortie Française : 20 décembre 1995
Durée : 130 min
Budget : 50 millions de dollars
Box-office : 351 millions de dollars
Casting :
Pierce Brosnan: James Bond
Izabella Scorupco: Natalya Simonova
Sean Bean: Alec Trevelyan
Famke Janssen: Xenia Onatopp
Gottfried John: Général Ourumov
Alan Cumming: Boris Griskenko
Joe Don Baker: Jack Wade
Robbie Coltrane: Valentin Zukowsky
Judi Dench: M
Desmond Llewelyn: Q
Michael Kitchen: Bill Tanner
Tcheky Karyo: Dimitri Mishkin
Samantha Bond: Miss Moneypenny
L'avis du site :
‘LA FIN DE LA GUERRE FROIDE’
Après 6 ans de conflits avec Sony, MGM l’emporte. GoldenEye sort alors au cinéma. C’est en 1994 que le tournage commence, que les publicités marquent le grand retour de Bond. Le public se pose des questions : Qui sera le nouveau James Bond ? Que va-t-il se passer vu que la guerre froide est terminée ? Albert R. Broccoli malade depuis quelques temps ne peut plus autant s’investir qu’avant et confit la production à sa fille Barbara et à Michael G. Wilson. Broccoli se rappelle de Pierce Brosnan, l’acteur qu’il voulait pour Tuer n’est pas jouer. Brosnan s’étonne d’avoir cette deuxième chance : être appelé une nouvelle fois pour jouer James Bond. Il ne peut qu’accepter cette proposition. Une autre question se pose : Qui sera M. Judi Dench est choisie pour ce rôle et sera donc le premier M féminin, à la grande surprise du public quelque peu perplexe. Desmond Llewelyn présent depuis Bons baisers de Russie en 1963 revient à la grande joie de tous dans le rôle de Q. Tous les titres des romans de Fleming sont épuisés (mis à part Casino Royale dont la production n’a pas les droits) et le titre GoldenEye, provenant du nom de la demeure de Fleming en Jamaïque, est choisit. Ce film marque la transition des ‘anciens’ James Bond à maintenant. Quant est-il du résultat ?
Le ton est lancé avec un Gun Barrel entièrement en image de synthèse (les précédents n’étant que de simples images). Magnifique ! Pour marquer la transition entre aujourd’hui et la Guerre Froide, le prégénérique se déroule avant la chute du mur en URSS. Le film démarre par un saut à l’élastique du haut d’un barrage, une scène à couper le souffle dans laquelle James Bond pénètre discrètement, mais non sans spectacle, une base secrète. Pierce Brosnan fait alors sa première apparition en tant que 007, et le plan où il descend l’escalier arme à la main a quelque chose de très symbolique. L’interprète a changé, Bond reste le même. Six ans ont passé avant que Bond ne revienne, il était temps !
Si les codes de la série n’ont pas changé, tout a été modernisé. La musique, pour commencer, dès le prégénérique, qui part ailleurs est plutôt musclé. Bond et son allié Alec Travelyan ont une bombe à poser pour détruire la base, et l’arrivée du Général Ourumov et de son armée impressionne. Le rythme est à son comble et Brosnan impressionne déjà. Reste que le prégénérique se termine de manière irréaliste : plongeant dans le vide, 007 tente de rattraper un avion en chute libre pour s’évader. Et il y parvient et s’échappe au moment où la base explose. Si cela parait exagéré, la tension qui règne lors de cette scène le fait oublier, et pour ceux chez qui cela ne passe pas, il y’a le générique qui suit pour les combler. Résolument moderne, le générique nous rappelle avec joie que GoldenEye est bien un Bond digne de ce nom. Les temps ont changés, pas Bond.
Tout de suite après le générique, un clin d’œil au passé nous saute aux yeux : l’Aston Martin DB5 fait son retour, à la différence près que Sean Connery a laissé sa place à Pierce Brosnan au volant. Un moment tout bonnement symbolique encore une fois qui profite d’une course poursuite ‘amicale’ contre une Ferrari. Son chauffeur, Xenia Onatopp, la femme fatale du film, jouée par une Famke Jansen exceptionnelle. Puis Bond arrive, vêtu d’un smoking, au Casino de Monte Carlo pour une partie de Baccara. Tout simplement classe.
L’intrigue est elle aussi de bon niveau. Le nouvel ennemi de Bond n’est autre que son ancien allié, 006, celui qui est censé avoir été abattu par le général Ourumov 9 ans plus tôt. Sa rencontre avec 007 dans un cimetière de statues des dirigeants de l’URSS est troublante. Mais si Travelyan est un ancien du MI6, cela ne l’empêche pas de connaître les pires crapules : il s’est associé à Ourumov et à Xenia Onatopp. Cette dernière est d’ailleurs une spécialiste pour ce qui est de tuer ses victimes en les étouffant entre ses cuisses, sans oublier d’y prendre du plaisir. De son côté, Bond est assisté de Natalya Simonova, une Bond girl convaincante et en rien caricaturale. De plus, l’agent de la CIA Jack Wade peut épauler 007 dans sa mission. Il est une sorte de remplaçant à Felix Leiter, mais en complètement différent. Si le complot du film n’a rien de bien impressionnant, c’est surtout le conflit entre 007 et 006 qui est mis en avant. Grande nouveauté aussi, le nouvel M est une femme. Joué par Judi Dench, le nouveau patron du MI6 se chargera de remettre Bond à sa place. Desmond Llewelyn récidive dans le rôle de Q, et malgré la plus grande différence d’âge entre lui et Bond, la magie des scènes du labo passe toujours. Le seul défaut du film ? Avoir introduit la BMW Z3 en lieu et place d’un coupé britannique...
Rapidement, le film est un succès et ses recettes battent le précédent record, jusque là maintenu par Moonraker ! GoldenEye est sans conteste l’un des meilleurs Bond, et peut être même le meilleur de Brosnan.