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Quantum of Solace (2008)
Désireux de se venger de la mort de Vesper, James Bond se retrouve cette fois-ci sur la piste de Dominic Greene, homme d'affaire écologiste à la tête de Greene Planet. Mais derrière ce nom se cache une importante organisation criminelle déterminée à faire main basse sur les ressources naturelles du globe. Bond ne sera pas seul car il aura à ses côtés Camille qui elle aussi mène sa vendetta. 007 sera entrainé en Autriche, en Italie et enfin en Amérique Latine avant l'affrontement final contre Greene. Voyant que Bond fait de cette mission une affaire un peu trop personnelle, M se met à douter de sa loyauté en même temps que la CIA cherche par tous les moyens, par intêret politique,à courcircuiter quiconque oserait causer du tort à l'action de Dominic Greene.
Réalisation: Marc Forster
Production: Michael G. Wilson et Barbara Boccoli
Scénario: Neal Purvis et Robert Wade et Paul Haggis
Photographie : Roberto Schaefer
Montage: Matt Chessé et Richard Pearson
Décor: Dennis Gassner
Musique: David Arnold
Première mondiale : Grande Bretagne, octobre 2008
Sortie Française : 31 octobre 2008
Durée : 106min
Budget : 230 millions de dollars
Box-office : 572 millions de dollars
Casting :
Daniel Craig: James Bond
Olga Kurylenko: Camille
Mathieu Amalric: Dominic Greene
Giancarlo Giannini: Mathis
Gemma Arterton: Agent Fields
Jeffrey Wright: Felix Leiter
<st1:place><st1:placename>David</st1:placename> <st1:placename>Harbour</st1:placename></st1:place>: Gregg Beam
Gemma Arterton: Agent Fields
Judi Dench: M
Rory Kinnear: Bill Tanner
Jesper Christensen: Mr. White
Anatole Taubman: Elvis
Joaquin Cosio: Général Medrano
Fernando Guillen Cuervo: Colonel Carlos
Jesus Ochoa: lieutenant Orso
Simon Kassianides : Yusef
L'avis du site :
‘LA CONFIRMATION’
Après l’immense succès de Casino Royale, les producteurs de la série décident de continuer sur cette voie de renouveau dans la série. Le nouveau Bond, nommé Quantum of Solace en référence à l’une des nouvelles de Ian Fleming, poursuit le chemin du James Bond brutal, quitte à lorgner d'un peu trop près l'univers de Jason Bourne. Le suisse Marc Foster est choisi comme réalisateur de cette suite de Casino Royale. En effet, le film reprend là où le précédent s’était arrêté, chose nouvelle pour la série où les films étaient indépendants les uns des autres. Evidemment, le casting de Casino Royale revient, Daniel Craig en tête. La sortie du film donne droit à la primeur mondiale pour la France ! Quant est-il de cette suite ? Nouveau tournant dans la série ou tentative de renouveau manquée ?
Soyons clair, Quantum of Solace est le Bond le plus surprenant qu’il nous ait été donné de voir. Il s'agit d'une véritable claque pour les puristes. C’est un grand pas en avant qui est lancé, plus loin encore que Casino Royale. Comme prévu, le film commence directement après Casino Royale, ou plutôt deux minutes après. Le prégénérique débute par une course poursuite musclée en Aston Martin DBS, sûrement l’un des plus beaux prégénériques qui soit, avec beaucoup de tôle froissée. En guise de final, nous avons droit à une petite touche d’humour de la part de Bond, lorsqu’il ouvre le coffre de la DBS pour faire sortir Mr White. Puis arrive le générique très moderne qui tranche avec les anciens plus traditionnels mais avec le retour des silhouettes féminines, absentes de celui de Casino Royale. S’ensuivent plusieurs scènes d’actions très impressionnantes et à l'intensité rare, dans un style extrêmement proche de celui des films de Jason Bourne, la classe anglaise en plus. Il n'y a plus de doute, autant Casino Royale avait réduit au minimum les éléments Bondien des films passés, autant Quantum of Solace s'en dispense complètement.
Dans ce film, Bond est litteralement un tueur : il abat sa cible sans hésitation, ce qui agace au plus haut point son supérieur M, très présente dans le film et régulièrement en train de réprimander son agent. L'agent 00 est dans cet épisode moins axé sur la réflexion, ce qui risque de diviser les fans de la franchise. Dans sa quête de vengeance, Bond rencontre Dominic Greene, grand méchant du film magnifiquement interprété par un Mathieu Amalric très énigmatique. Quant à la Bond girl, jouée par la charmante Olga Kurylenko, celle-ci est plus indépendante que celles du passé. Elle se sert de Bond tout comme lui se sert d’elle pour assouvir leur vengeance respective à travers l’organisation de Greene. Elle a d’ailleurs l’honneur, si on peut le dire ainsi, de ne pas tomber dans le lit de 007. Au contraire, tous deux se quittent, le moral à zéro pour Camille, en fin de film.
Le scénario est simple et peut même paraître très classique (la grève des scénaristes est passé par là), mais il est habilement mené et ne connaît absolument aucun temps mort, contrairement à Casino Royale qui pouvait souffrir de quelques petites longueurs. Certes il s'agit de l'un des Bond les plus courts de la série, mais quel film nerveux ! Pour ce qui est des seconds rôles, Judi Dench dans le rôle de M n’est plus à présenter, elle fait partie des murs et personne ne peut la remplacer. Jeffrey Wright et Giancarlo Giannini reprennent tous deux les rôles de Felix Leiter et de Réné Mathis. C’est un plaisir de constater que, contrairement au passé, les acteurs reprennent leur rôle pour le film suivant. Leiter est peut être un peu moins proche de Bond que dans Casino Royale, mais cela est du au fait qu’il soit dans une fâcheuse position : d’un côté, il y’a ses collègues de la CIA concluant un deal avec Greene, et de l’autre, il y’a 007 du MI6 contre Greene. Quant à Mathis, il a été innocenté et généreusement dédommagé. Lorsque Bond lui demande de l’aide, ce dernier hésite car il a été arrêté et torturé à cause de lui, mais une amitié naîtra entre les deux hommes au fil de la mission, si bien que la dernière scène de Mathis en sera poignante. Du côté des méchants, Greene est affublé d’un bras droit nommé Elvis. Non seulement sa coupe au bol ne lui va pas, mais en plus il n’est pas très malin. Un second couteau dispensable, donc.
Une fâcheuse habitude s’installe dans la période Craig : la deuxième Bond girl est négligée : dans Casino Royale, c’était Solange qui était sous exploité, désormais dans Quantum of Solace, c’est l’agent Fields qui n’apparaît que très peu à l’écran. Cela est bien dommage dans la mesure où sa présence n’était en rien désagréable. Sa dernière scène se conclue par un clin d’œil à Goldfinger, qui pouvait paraître interessant sur le papier, mais dont l'effet qu'il procure à l'écran laisse une sensation d'hommage forcé, complètement inutile.
Des reproches au film ? Oui ! En dehors du fait que le film soitun peu court, ‘seulement’ 1h46, on note un affrontement final qui survient sans crier gare, bien que réussi, ce qui est troublant dans la mesure où les projets de Greene ne sont pas suffisamment mis en valeur. Cependant, en un temps limité, Quantum of Solace parvient à nous faire visiter du pays, avec des paysages magnifiquement filmés, mention spéciale à la scène du désert. Puis le film se termine par le gun barrel, refermant ce diptyque dans lequel Bond a terminé sa quête de vengeance. Du très grand spectacle auquel on ne ressort pas indemne.