Site sur l'agent des services secret de sa majesté, Bond... James Bond. L'agent 007. Découvrez l'univers de l'espion au permis de tuer. Ses films, les acteurs l'ayant interprété, ses femmes, ses alliés, ses ennemis, ses gadgets, ses véhicules... Et bien p
Au service secret de sa majesté (1969)
James Bond est à la recherche de Ernst Stavro Blofeld, patron du Spectre. Mécontent des résultats obtenus, M, le chef du MI6, décide de relever 007 de sa mission. Excédé par cette décision, James Bond décide de démissionner et de partir tout seul retrouver Blofeld. Il est aidé pour cela par les informations fournies par Marc-Ange Draco, chef de l'Union Corse, et père de la veuve comtesse Teresa di Vincenzo, rencontrée dans le sud de la France. Tombé amoureux de cette dernière, Bond va se marrier dès sa mission terminée.
Titre original : On her Majesty’s secret service
Réalisation: Peter Hunt
Production: Albert R. Broccoli et Harry Saltzman
Scénario: Richard Maibaum
Photographie: Michael Reed
Montage: John Glen
Décor: Syd Cain
Musique: John Barry
Première mondiale: Grande Bretagne, 18 décembre 1969
Sortie Française : 30 décembre 1969
Durée : 140 min.
Budget : 7 millions de dollars
Box-office : 65 millions de dollars
Casting :
George Lazenby: James Bond
Diana Rigg: Tracy Di Vicenzo
Telly Savalas: Ernst Stavro Blofeld
Gabriele Ferzetti: Marc Ange Draco
Ilse Steppat: Irma Bunt
Bernard Lee: M
Lois Maxwell: Miss Moneypenny
Desmond Llewelyn: Q
George Baker: Sir Hilary Bray
Bernard Horsfall: <st1:city><st1:place>Campbell</st1:place></st1:city>
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‘UN TOURNANT INCOMPRIS’
Sean Conney a quitté le rôle. Alors que le public s'attend à la fin de la série, les producteurs décident de continuer avec un nouvel acteur. Trouver une personne apte à remplacer Sean n'est pas chose facile. C'est par hasard qu'Albert R. Broccoli tombe sur Georges Lazenby dans une pub pour le chocolat. Il l'engage alors, même s'il n'est pas acteur. Lazenby décide d'avoir la même coupe de cheveux de Sean. Le réalisateur veut laisser de côté les gadgets pour son film. Pendant le tournage, des conflits naissent et Lazenby décide de quitter le rôle. Les producteurs ont alors peur pour le succès de leur film. Le film sort et c'est la catastrophe. Les recettes du film sont à peine supérieures à celles de Dr. No, ce qui en fait le film le moins rentable de la série (je ne compte pas vraiment Dr. No étant donné qu'il est le premier film...). Lazenby, mal aimé à l'époque, a avec le temps gagné l'estime des fans et le film est devenu plus tard, pour les fans, l'un, si ce n'est le plus réussi des James Bond.
Autant le dire tout de suite, le film ne mérite pas son échec commerciale et les recettes les plus basses de la série depuis Dr. No. Pourtant, au premier abord, le prégénérique peut sembler étrange dans la mesure où la scène de combat sur la plage est ridicule. Complètement bancale niveau mise en scène, on regarde Bond faire toujours la même chose, c'est-à-dire passer ses ennemis par dessus l'épaule. De plus, on doit supporter un thème musical horriblement laid lors de cette courte séquence de combat. Fort heureusement, après un générique orchestral sans chanteur, le film démarre réellement et dévoile enfin tout son potentiel. C’est là que tout devient intéressant. D’autant plus que l’intrigue est originale et marque un renouveau dans la série.
Dans ce film, l’œuvre de Ian Fleming se fait réellement ressentir, à un tel point que l’on ne l’avait plus vu depuis Bons Baisers de Russie. D’où un échec incompréhensible dans la mesure où le film avait tout pour plaire aux fans littéraires de Bond. L’ambiance était bien là, mais heureusement pour le film, il a retrouvé ses fans au fur et à mesure des années, pour être aujourd’hui considéré comme une référence des films de Bond. Il n’a rien à prouver en matière de décors avec son sublime QG de Blofeld, caché dans le Piz Gloria dans les Alpes.
Au service secret de sa Majesté ne manque pas de bonne scène. La meilleure d’entre elle est celle où Bond vole des documents dans le bureau du banquier. Elle est superbement bien tournée et la tension monte ! On doit cela au réalisateur Peter Hunt, qui se chargeait jusque là du montage des précédents Bond. C’est le seul Bond qu’il a réalisé. Autant dire qu’il savait ce qu’il avait à faire. En revanche, le doublage français est bâclé. Le doubleur de Sean Connery rempile pour Lazenby, mais en changeant d’intonation lorsqu’il parle. De plus, une scène rajoutée à la dernière minute au montage final n’a même pas été doublée. Honteux ! C’est sans doute ce défaut qui a déplut au public en dehors des pays anglo-saxons et qui a laissé un arrière goût de mal fini.
Coup de théatre du film : Bond se marie. La Bond girl, Tracy Di Vicenzo est jouée par Diana Rigg, rendue célèbre pour son rôle d’Emma Peel dans la série Chapeau melon et bottes de cuir. Pour rôle de Blofeld, c’est l’acteur de la série Kojak, Telly Savalas. Il y’a une incohérence avec le personnage dans ce film : Blofeld ne reconnaît pas Bond alors qu'il l'a déjà rencontré dans les précédents films. Incompréhensible, ce défaut a du également jouer en la défaveur du film. De même, le Blofeld de Savalas est complètement différent de celui de Donald Pleasance. Fini les cicatrices et l’attitude froide et distante. Si Blofeld est toujours capable d’être sinistre, il se permet cette fois d’aller jusqu’à courtiser Tracy... Sinon, les habituels de la série sont toujours présents, mais Q se fait plus discret car il n’y a pas vraiment de gadgets dans le film. Marc Ange Draco, le père de Tracy, se détache du lot et rappelle le personnage de Kerim Bey. Il voit en Bond le parfait mari pour sa fille. Quant à la meilleure compagne de Bond, l’Aston Martin DB5, elle est ici remplacée par la DBS, mais elle ne sert qu’aux déplacements de l’agent lors de sa mission.
Quelques longueurs sont présentes dans le film et le thème musical du film, en plus d’être répétitif, apparaît trop souvent. Il donne même l’impression d’être passé en boucle lors de la poursuite à ski, qui au passage est plutôt réussie. À noter que cet épisode se termine mal : Blofeld s'enfuit et Tracy est tuée par Irma Bunt. Ceci aurait-il choqué à l'époque ?