Eklablog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Site sur l'agent des services secret de sa majesté, Bond... James Bond. L'agent 007. Découvrez l'univers de l'espion au permis de tuer. Ses films, les acteurs l'ayant interprété, ses femmes, ses alliés, ses ennemis, ses gadgets, ses véhicules... Et bien p

Publicité

On ne vit que deux fois

on ne vit que deux fois affiche

On ne vit que deux fois (1967)

Des engins spatiaux américains et soviétiques disparaissent. James Bond est chargé d'enquêter. Pour ne pas que l'on se soucie de lui, le MI6 fait croire à son décès. Bond rejoint à Tokyo Aki, qui le conduira à Tigre Tanaka, le chef des services secrets japonais. Tanaka les emmènera dans un endroit retiré du Japon près d'une chaîne de volcan, là où d'étranges signaux ont été émis. Bond et l'agent Kissy Suzuki trouveront à l'intérieur d'un volcan le repère du SPECTRE depuis lequel leur chef, Blofeld, le N°1, dirige son organisation criminelle et garde les engins spatiaux volés. Son objectif : s'arranger pour que les américains et soviétiques entrent en guerre en les accusant l'un l'autre de voler les engins spatiaux.

 

Titre original : You only live twice

Réalisation: Lewis Gilbert

Production: Albert R. Broccoli et Harry Saltzman

Scénario: Roald Dahl

Photographie: Freddie Young

Montage: Thelma Connel

Décor: Ken Adam

Musique: John Barry

 

Première mondiale: Grande Bretagne, 12 juin1967

Sortie Française : 20 septembre 1967

Durée : 116 min.

 

Budget : 9,5 millions de dollars

Box-office : 112 millions de dollars

 

Casting :

Sean Connery: James Bond

Akiko Wakabayashi: Aki

Mie Hama: Kissy Suzuki

Tetsuro Tamba: Tigre Tanaka

Donald Pleasence: Ernst Stavro Blofeld

Teru Shimada: Mr Osato

Karin Dor: Helga Brandt

Bernard Lee: M

Lois Maxwell: Miss Moneypenny

Desmond Llewelyn: Q

Charles Gray: Henderson

 

L'avis du site :

‘LA CONTINUITE DU SUCCES’

Une mauvaise nouvelle est annoncée en plein tournage. Le public s'inquiète des nouvelles de la presse : Sean Connery annonce qu'il quitte le rôle de 007 dès le tournage d'On ne vit que deux fois terminé. Il se lasse du rôle. James Bond devient de moins en moins intéressant, d'après lui, depuis l'introduction des gadgets et pour le public, Sean n'est pas Sean Connery, il est James Bond. Pour ce film, les producteurs décident d'engager pour le scénario le bien connu Roald Dahl. La sombre histoire de Fleming se déroulant dans un château japonais du SPECTRE laisse place à un conflit spatial entre les Etats Unis et l'URSS. Sujet nouveau est d'actualité à l'époque. Au même moment, Casino Royale, produit par Columbia, va sortir. Broccoli, ne détenant pas les droits de ce roman, sait, malgré le fait que ce film soit une parodie, que cela aura des répercutions sur les recettes de son film. La parodie Casino Royale a d'ailleurs un budget supérieur à On ne vit que deux fois ! 12 millions de dollars contre 9,5 millions.

Ce nouveau Bond est un bon film mais il est un peu moins bon que les deux précédents. L'histoire se déroule du début à la fin au Japon, mettant en scène le faux assassinat de Bond, lui permettant de mieux traquer l'ennemi. On aurait apprécié voir d'autres horizons, bien que les paysages soient jolis. Malgré tout, il n’y a rien à redire, c’est tellement bien filmé que le Japon ferait presque rêver. Bref, la réalisation est toujours au top. Imbattable à l’époque. 007 était en avance sur son temps.

Le scénario de Dahl est bourré d’ingéniosité : le repère de Blofeld, caché dans un volcan éteint, est magnifique. Bravo encore une fois à Ken Adam et à son talent de décorateur. Passons immédiatement sur le point négatif du film, pour rapidement en finir là-dessus : les effets spéciaux. En général de bonne facture, surtout pour l’époque, précisons-le. Par contre, un point noir : la scène où la mini fusée retourne sur Terre a vraiment de quoi faire tiquer tant elle est irréaliste et mal faite. En effet, la mini fusée a une étrange façon de traverser l’atmosphère puisqu’elle le fait en marche arrière. Plutôt étrange qu’un point aussi insignifiant que celui-ci soit raté. C’est un point impardonnable dans la mesure où tout le reste est d’un point de vue technique largement supérieur.  Quoique l’éruption finale ne révèle pas non plus de l’exploit technique... Bref, passons. Comment est le reste du film ? Excellent, bien sûr...

Encore une fois, évoquer les seconds rôles est inévitable. Là encore, c’est un plaisir de les découvrir. Les scènes entre 007 et Tigre Tanaka sont superbes. Les Bond girl sont japonaises dans cet épisode. Aki, la première, est celle qui apparaît le plus, mais sa fin tragique laisse place à Kissy Suzuki. C’est avec cette dernière que Bond simulera un mariage pour avoir une couverture sur l’île et éviter tout soupçon. D’ailleurs, petite anecdote, on apprend que la Bond girl s’appelle Kissy uniquement à la lecture du générique de fin ! Q’importe, ce n’est qu’un détail.

Pour ce qui est des ennemis, là c’est l’apothéose : enfin nous découvrons l’ignoble visage de Blofeld. Nous ne le voyons qu’à la fin à la manière d’un docteur No, ce qui est une très bonne chose tant le personne est sinistre et imprévisible. Bien sûr, il y’a aussi l’industriel Osato et Helga Brandt, qui d’ailleurs seront tous deux éliminés par Blofeld. L’assaut final du volcan par les ninjas de Tanaka est grandiose et malgré une situation qui ne va pas à l’avantage du Spectre, Blofeld garde son sang froid et préfère abattre lui-même ses propres hommes pour, comme il le dit si bien, ‘récompenser l’échec’. Petite incohérence cependant par rapport au passé : si Blofeld apparaissait toujours de dos avec une chevelure noire dépassant du dossier de son fauteuil, cette fois il est chauve. Ce choix délibéré des producteurs pour le rendre plus sinistre de cette façon est louable mais pourquoi ne pas avoir ajouté une raison scénaristique à cela ?

On ne s'ennuie pas une seule seconde. Les recettes du film, bien que très bonnes, sont un peu inférieures à celles d'Opération Tonnerre. Malgré deux ans d’écart entre ces deux films, Connery semble avoir bien vieilli. Heureusement il n’a rien perdu de son charisme. Au final, On ne vit que deux fois est un succès face à Casino Royale, une simple parodie grotesque mais au budget supérieur quoique les recettes furent inférieures. Les fans de Bond s’interrogent maintenant sur l'avenir de Bond sans Sean Connery, ce qui semble à cette époque inconcevable...

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
V
Chouette film, j'adore la fin dans le volcan!
Répondre