Site sur l'agent des services secret de sa majesté, Bond... James Bond. L'agent 007. Découvrez l'univers de l'espion au permis de tuer. Ses films, les acteurs l'ayant interprété, ses femmes, ses alliés, ses ennemis, ses gadgets, ses véhicules... Et bien p
Rien que pour vos yeux (1981)
Un bateau espion du Royaume-Uni, sombre dans les eaux albanaises après avoir heurté une mine, engloutissant avec lui l'ATAC, système top secret de lancement de missiles. Les services secrets britanniques déclenchent une opération sous-marine discrète pour récupérer l'appareil. L'opération est conduite par un couple d'archéologues marins, Timothy et Iona Havelock. Mais le tueur cubain Hector Gonzalès interrompt brutalement les recherches en assassinant le couple sous les yeux de sa fille Mélina. James Bond entre alors en scène et s'en va enquêter, secondé de la séduisante et vengeresse Mélina. Bond découvre que Gonzalès travaillait avec Locque. Aris Kristatos raconte à Bond que Locque est un ami de Milos Columbo. Mais Columbo ne tarde pas à rencontrer 007 pour lui expliquer que Kristatos est le traitre et que lui et Locque veulent récupérer l'ATAC.
Titre original: For your eyes only
Réalisation: John Glen
Production: Albert R. Broccoli
Scénario: Richard Maibaum
Photographie : Alan Hume
Montage: John Glen
Décor: Peter Lamont
Musique: Bill Conti
Première mondiale : Grande Bretagne, 24 juin 1981
Sortie Française : 22 août 1981
Durée : 127 min
Box-office : 198 millions de dollars
Casting :
Roger Moore: James Bond
Carole Bouquet: Melina Havelock
Julian Glover: Aris Kristatos
Topol: <st1:place>Milos</st1:place> Columbo
Michael Gothard: Emile Leopold Locque
Cassandra Harris: Comtesse Lisl
Lynn-Holly Johnson: Bibi Dahl
Jill Bennet: Jacoba Brink
John Wyman: Eric Kriegler
John Moreno: <st1:city><st1:place>Ferrara</st1:place></st1:city>
James Villiers: Tanner
Lois Maxwell: Miss Moneypenny
Desmond Llewelyn: Q
Walter Gotell: Général Gogol
Geoffrey Keen: Frederik Gray
Stefan Kalipha: Hector Gonzales
L'avis du site :
‘RETOUR AUX SOURCES’
Albert R. Broccoli est conscient de ses erreurs avec Moonraker et décide de se racheter auprès des puristes en leur apportant : une vraie intrigue, du suspense, de l’espionnage et de grands acteurs… Au placard les grandes explosions et jeux de lumières éblouissantes. Ce changement est brutal pour le public, qui est mitigé, mais les fans sont comblés. Après l’espace, quoi de mieux qu’une pareille intrigue pour mieux faire revenir Bond sur terre ?
Revenir à un Bond plus classique et plus terre-à-terre était la meilleure chose à faire. On revient avec bonheur sur une vraie intrigue d’espionnage, mettant en scène la disparition de l’ATAK. Bond sera évidemment chargé de le retrouver, mais pas sous les ordres de M, cette fois. Bernard Lee étant décédé, les producteurs ont décidé, en guise d’hommage, de ne pas faire revenir son personnage le temps de ce film. C’est Bill Tanner, chef d’Etat Major, qui lui donnera sa mission, et il est encore plus sévère que son supérieur. On a donc affaire à un scénario original, réaliste, et très prenant.
Roger Moore essaye de faire des efforts en évitant son humour douteux mais ne peut parfois s’empêcher. Cela ne va pas toujours avec le ton sérieux du film mais dans l’ensemble, l’acteur se retient, et tant mieux. Sa première apparition dans le film se fait d’ailleurs avec froideur puisqu’il se rend sur la tombe de Tracy. Ce genre de scène, rare dans la série, démontre à quel point tous les acteurs ayant interprété 007 ne font qu’un avec Bond. Et puisque l’on démarre le film avec un hommage au passé, autant terminer le prégénérique par un autre : Bond, pris au piège dans un hélicoptère contrôlé à distance, reprend le dessus et élimine une bonne fois pour toute son ennemi de toujours, Blofeld ! Si son nom n’est pas crédité au générique du fait d’une absence de droits (le personnage faisant partie des droits détenus par Kevin McClory), le fait qu’il soit chauve et que son fidèle chat blanc l’accompagne sont des preuves irréfutables qu’il s’agisse bel et bien de lui. De plus, le fait qu’il soit fortement mal en point et en chaise roulante rappelle son accident à la fin du film Les diamants sont éternels. Puis le générique apparaît. L’originalité de celui-ci est que l’on voit du début à la fin la chanteuse. Chose que l’on n’a jamais vu avant et qu’on ne verra jamais plus.
La nouvelle Bond girl, Melina Havelock, se retrouve auprès de Bond lorsqu’elle parvient à éliminer le tueur de ses parents. Alors que le personnage est intéressant, Carole Bouquet, qui l’interprète, a l’air absente dans son rôle. Dommage. Le nouvel adversaire de Bond est Aris Kristatos, interprété par Julian Glover. Au départ celui-ci joue les alliés et à aucun moment on ne se doute de ses réelles intentions. Un bon point ! Milos Columbo, l’ennemi de Kristatos est un bon allié pour Bond. Dans une certaine mesure, il rappelle Kerim Bey. Originalité du film : à aucun moment Bond et Kristatos ne s’affronteront de front car c’est Columbo qui s’en chargera.
Pour ce qui est de l’action, le prégénérique marquant la dernière apparition de Blofeld est une bonne mise en bouche. On note également la scène qui a rendue encore plus célèbre la 2CV : la course poursuite contre les hommes de Gonzales ! Et oui, la Lotus Esprit Turbo de Bond étant détruite, il ne restait plus que la voiture Melina. Alors que la scène peut sembler ridicule au vu de la voiture utilisée, finalement elle n’est pas si mal. On note également la superbe poursuite à ski et la gunfight dans le port de Corfou, tout aussi géniale et très réaliste. Le final du film est lui aussi grandiose avec l’infiltration musclée du monastère au sommet d’un rochet. La scène d’escalade est épique, sans aucun gadget.
Au chapitre des critiques, il y’a la musique. La plupart du temps, elle est digne des autres films de la série. Pour certaines scènes en revanche, elle est discutable : La poursuite en ski est un bon exemple : censée mettre Bond dans une situation critique, elle se retrouve gâchée par une musique héroïque qui ne colle pas à l’action. Il y’a également le personnage de la jeune protégée de Kristatos qui ne sert pas à grand-chose. A chaque fois, Bond refusera de céder à ses avances. Au contraire, le personnage de la comtesse Lisl est bien plus utile à l’intrigue.
Pour conclure, La meilleure scène du film est la scène où Bond élimine Locque. Il balance un coup de pied dans la voiture de Locque au bord du précipice pour le faire tomber. Cet instant froid et cruel montre que Moore peut être capable de bien jouer 007. Malheureusement, cela ne suffit pas, même s’il est un agréable acteur. En clair, Rien que pour vos yeux est un vrai film d’espionnage qui aurait été encore meilleur si Roger Moore n’avait jamais été James Bond.