Site sur l'agent des services secret de sa majesté, Bond... James Bond. L'agent 007. Découvrez l'univers de l'espion au permis de tuer. Ses films, les acteurs l'ayant interprété, ses femmes, ses alliés, ses ennemis, ses gadgets, ses véhicules... Et bien p
Goldfinger (1964)
Dans cette nouvelle aventure, James Bond doit cette fois empêcher un riche industriel, Auric Goldfinger, de réaliser l'opération Grand Chelem : détruire Fort Knox, pour s'accaparer le marché mondial de l'or. Q, l'intendant du MI6 fournira à 007 une Aston Martin DB5 munis de gadgets pour suivre Goldfinger jusqu'à son usine en Suisse, et où il sera ensuite embarqué pour le Kentucky dans le ranch de Goldfinger, là où son plan d'attaque à lieu. Bond devra faire face à Oddjob, son terrible homme de main muet au chapeau melon à rebords tranchant.
Réalisation: Guy Hamilton
Production: Albert R. Broccoli et Harry Saltzman
Scénario: Richard Maibaum et Paul Dehn
Photographie: Ted Moore
Montage: Peter Hunt
Décor: Ken Adam
Musique: John Barry
Première mondiale : Grande Bretagne, 17 septembre 1964
Sortie Française : 18 février 1965
Durée : 111 min.
Budget : 3,5 millions de dollars
Box-office : 125 millions de dollars
Casting :
Sean Connery: James Bond
Honor Blackman: Pussy Galore
Gert Frobe: Auric Goldfinger
Harold Sakata: Oddjob
Cec Linder: Felix Leiter
Shirley Eaton: Jill Masterson
Tania Mallet: Tilly Masterson
Bernard Lee: M
Lois Maxwell: Miss Moneypenny
Desmond Llewelyn: Q
Richard Vernon: Colonel Smithers
Burk Kwouk: Mr. Ling
Martin Benson: Mr. Solo
L'avis du site :
‘MISE EN ORBITE’
James Bond, à nouveau couronné de succès, revient pour un troisième film. La machine est désormais bien en route. Q, bien que présent dans Bons baisers de Russie, est vraiment là pour la première fois dans Goldfinger et c'est à partir de là que Bond sera muni de gadgets, et cela continuera jusque là fin de la série. Le public adore, Goldfinger bat tous les records d'entrée et figurera un temps dans le Livre Guiness des records dans la catégorie du film ayant gagné le maximum d'argent en très peu de temps. Sean Connery est à l'aise dans son rôle et cela se sent tout au long du film.
Goldfinger, bien que ce soit un film d'espionnage, marque les débuts des scènes d'actions à couper le souffle dans la série. Q commence ici sa longue carrière d'inventeur de gadgets hors du commun et c'est dans ce film qu'il "offre" à James Bond la fantastique Aston Martin DB5. Un instant Culte ! Mais s’il y’a bien une autre séquence marquante : c’est la scène où Bond découvre le corps de Jill Masterson sans vie, recouverte d’une peinture d’or sur le lit. Cette scène est dans Goldfinger ce que la sortie de l’eau d’Ursula Andress en bikini est dans Dr. No. Autrement dit, c’est le passage le plus mémorable du film.
Non seulement l’intrigue est très prenante, mais elle est surtout à peu de choses près identique à celle du roman de Ian Fleming. Les personnages sont incarnés par d'excellents acteurs, la musique de John Barry est superbe et les décors de Ken Adam toujours aussi impressionnants : Le fort Knox est une vraie cathédrale d'or, une réussite. Le ranch de Goldfinger, plutôt banal de l'extérieur, est extraordinaire à l'intérieur ! Inutile de s'arrêter sur le jeu des acteurs car tous sont bons, même l'acteur allemand Gert Fröbe ne donne pas l'impression d'être doublé en VO. Ainsi, Goldfinger se fait fort menaçant lorsqu’il ordonne à Oddjob de faire une démonstration de son lancé de chapeau à 007. La scène où le majordome muet lance son chapeau au rebord tranchant pour décapiter une statue est étonnante et dissimule une menace de mort fort inquiétante.
Tout le long du film, on a pas fini de tomber sur des scènes toutes plus originales les unes que les autres, à commencer par un prégénérique sobre mais tellement classe. L’arrivée de Sean Connery en costume, veston blanc pantalon noir, est tout simplement unique. Par ailleurs, la prégénérique n’a pour une fois aucun rapport avec le reste du film. Quant à la partie de golf, celle-ci est vraiment agréable à regarder. Puiss il y’a cette séquence avec le rayon laser pointé sur un 007 ligoté à une table. Une scène d’anthologie ! Et l’entrée dans le fort Knox : magnifique. Décidément Goldfinger regorge de scènes superbes. N’oublions pas le fantastique combat entre Bond et Oddjob dans la salle des coffres. Pour conclure sur ce point, il ne faudrait pas oublier le dîner avec M en guise de Briefing où Bond se voit confier un lingot d’or. Un vrai bijou d’écriture. Le film est décidément très fidèle au roman, il est même peut être tout simplement meilleur !
La musique de John Barry est magnifiée par le thème de Goldfinger chanté avec une énergie incroyable par Shirley Bassey. Si l’album de la bande originale du film est rapidement passé disque d’or, fait étonnant pour une musique qui n’est pas celle d’une comédie musicale, ce succès ne sera pourtant jamais récompensé comme d’ailleurs, aucune des musiques des films suivants.
Les seules petites choses à déplorer sont entre autre l'absence de musique lors de la courte course poursuite en DB5, ce qui la rend assez plate. Dommage, car l’Aston Martin est superbe. Si la plupart de ses gadgets sont utilisés, la mise en scène de la poursuite pêche par un flagrant manque de punch. Et il est regrettable que les voitures ennemies tombant dans le ravin explosent systématiquement sans raison, comme d’ailleurs dans tous les autres films de l’époque. Heureusement, c’est surtout la deuxième partie de la poursuite qui est intéressante et qui se termine de manière saisissante. Piégé, Bond fait un accident, croyant à cause d’un miroir qu’une voiture lui fonce dessus.
Goldfinger est la recette du cocktail Bond. C’est tout ce qu’on demande d’un Bond. Inattaquable, ce film est un prodige. Quand on sait que Goldfinger est le Bond préféré de la majorité des fans, cela est bien compréhensible. C’est à partir de cet épisode que le moule des films de la série a été créé.