Site sur l'agent des services secret de sa majesté, Bond... James Bond. L'agent 007. Découvrez l'univers de l'espion au permis de tuer. Ses films, les acteurs l'ayant interprété, ses femmes, ses alliés, ses ennemis, ses gadgets, ses véhicules... Et bien p
Operation Tonnerre (1965)
Deux bombes atomiques ont été dérobées par le SPECTRE. Tout porte à croire qu'Emilio Largo, un milliardaire vivant à Nassau, dans les Bahamas, est impliqué dans ce vol. Le MI6 envoie Bond enquêter sur les lieux. Felix Leiter, lui aussi dans l'affaire, apportera une grande aide à l'espion anglais. Ils doivent faire vite car le SPECTRE a demandé une rançon est si elle n'est pas payé, un missile sera envoyé sur une grande ville américaine ou anglaise. Réussiront-ils leur mission avant la fin de l'ultimatum ?
Titre original: Thunderball
Réalisation: Terence Young
Production: Albert R. Broccoli et Harry Saltzman
Scénario: Richard Maibaum et John Hopkins, d’après une histoire de Kevin Mclory, Jack Whittingham et Ian Fleming
Photographie: Ted Moore
Montage: Peter Hunt
Décor: Ken Adam
Musique: John Barry
Première mondiale: Japon, 9 décembre 1965
Sortie Française : 17 décembre 1965
Durée : 130 min.
Budget : 5,6 millions de dollars
Box-office : 142 millions de dollars
Casting :
Sean Connery: James Bond
Claudine Auger: Domino Derval
Adolfo Celi: Emilio Largo
Luciana Paluzzi: Fiona Volpe
Rik Van Nutter: Felix Leiter
Philip Locque: Vargas
Bernard Lee: M
Lois Maxwell: Miss Moneypenny
Desmond Llewelyn: Q
Anthony Dawson: Ernst Stavro Blofeld
Guy Doleman: Comte Lippe
Molly Peters: Patricia Fearing
Martine Beswick: Paula Caplan
L'avis du site :
‘UNE VALEUR SURE’
Après l'immense succès de Goldfinger, tout avait été mis en oeuvre pour que cela se poursuive. Malgré quelques problèmes de droits concernant le scénario de Ian Fleming (Kevin McClory disait l'avoir écrit avec lui et réclamait son dû), le tournage commence avec un budget toujours plus important. Cet épisode de Bond a connu l'une des plus grandes Bondmania comme il n'en a plus jamais eu avant celle de Meurs un autre jour ! C'est l'envolé des produits dérivés de 007. Cela a commencé avec l'Aston Martin DB5 fabriqué par Corgi et quand on sait que cette voiture est encore fabriqué de nos jours, imaginez la furie au cinéma ! 24h sur 24 ! Cependant, il faut dire qu'il n'y avait que Bond à l'époque. On commença à l'imiter dans des séries et autres, mais jamais à l'égaler...
Cette nouvelle mission de Bond tourne à nouveau autour du SPECTRE et de son numéro 2, Largo. L'histoire est passionnante et les décors dans les Bahamas sont superbes. Dès le début, on assiste à un superbe combat entre 007 et Bouvier, puis c’est la découverte du jet pack. Bluffant à l’époque, témoin du soucis de modernité des films de Bond à l’époque. Et c’est toujours avec bonheur que l’on retrouve l’Aston Martin DB5. Bref, c’est du lourd !
Encore une fois, le soin apporté aux décors saute aux yeux : la salle de briefing du n°1 du SPECTRE, tout simplement magnifique, extrêmement épuré. On reconnaît le style de Ken Adam, jouant à fond la carte du modernisme et du fantaisisme. Et petite subtilité pour le mystérieux et ignoble Blofeld : il ne lui suffit que d'appuyer sur le bouton de son choix pour griller vif le complice qui a mal fait son travail. Puis le fauteuil s’enfonce dans le sol pour se débarrasser du corps. Vraiment troublant. On s’imagine assis sur l’un de ces fauteuils de la mort auprès des hommes du SPECTRE.
Petite touche d’humour : 007 qui, comme à son habitude est en retard pour le briefing. Q’importe, on l'envoie alors dans les Bahamas où de nombreuses péripéties auront lieux. Comme d’habitude, des scènes se démarquent du lot, surtout celle de la joute verbale entre 007 et Emilio Largo autour d’une partie de cartes. Sans oublier le fameux ‘vous semblez vraiment imbattable, monsieur Bond’. Fabuleux ! Largo est un adversaire de choix pour 007, mêlant élégance et froideur. Son bandeau noir sur l’œil gauche et ses cheveux blanc accentuent son côté glacial. Etant le n°2 du SPECTRE, il agit de façon aussi violente que le n°1, Blofeld, et n’hésite pas à éliminer ses hommes de main qui ont pu le décevoir. En l’occurrence, il les jette aux requins baignant dans le bassin de sa luxueuse villa à Nassau.
Encore une fois, beaucoup de soin est apporté autour des seconds rôles avec Felix Leiter plus dévoué que jamais. Le nouvel interprète et bien meilleur que le précédent. Plus dynamique, il rappelle le Felix Leiter joué par Jack Lord dans Dr No. On note aussi la présence écrasante de Fiona Volpe, la méchante Bond girl. Sa dernière scène sur la piste de danse se termine par l’un des jeux de mots les plus drôles de la série, lorsque Bond dépose son corps sans vie sur une chaise près de touristes. Sa boutade et sa façon de le dire, tout en finesse sont hilarantes. Mais Sean Connery a vraiment ce petit truc pour rester classe dans toutes les situations. Pour ce qui est de la gentille Bond girl du film, il s’agit de Domino Derval, jouée par l’ancienne miss France Claudine Auger. Même si celle-ci est doublée dans la version originale, elle parvient à convaincre le spectateur. Bond aura la lourde tache de lui apprendre que son amant, Largo, est responsable de la mort de son frère.
Le combat final sous-marin, même s’il est peut être un peu long, est révolutionnaire pour l’époque, et toujours valable de nos jours. Jamais il n’y a eu d’aussi beau combat sous l’eau. Mais ce qui impressionne le plus est le yacht démesuré de Largo capable de se séparer en deux pour aller plus vite. Dommage cependant que la scène finale dans le bateau ne soit pas des plus passionnante. Fort heureusement, celle-ci se conclue rapidement.
Ce film est une réussite et peut se vanter de techniques de tournage novatrices pour l’époque. C'est un Bond fantastique, exotique, passionnant. La suite parfaite de Goldfinger. L'intrigue n'est peut être pas des plus recherchée mais après tout, est-ce ci important que cela ? Le jeu des acteurs est très bon comme d'habitude. La musique de John Barry mérite encore une fois d’être saluée. Si les recettes d’Opération Tonnerre ont profité de l’engouement du public pour Goldfinger, le succès reste mérité !