Site sur l'agent des services secret de sa majesté, Bond... James Bond. L'agent 007. Découvrez l'univers de l'espion au permis de tuer. Ses films, les acteurs l'ayant interprété, ses femmes, ses alliés, ses ennemis, ses gadgets, ses véhicules... Et bien p
Moonraker (1979)
L'agent secret britannique James Bond 007 enquête sur la disparition d'une navette spatiale américaine confiée au gouvernement britannique. 007 se rend aux États-Unis pour questionner le responsable de la construction de la fusée, Sir Hugo Drax. Là, il fera la rencontre de la charmante Holly Goodhead et découvrira que Drax est en fait le responsable de la disparition de la navette. Requin, son vieil ennemi de 2,20m à la mâchoire d'acier, a été engagé par Drax pour tuer Bond. Ce dernier découvrira rapidement le plan de Drax : détruire toute vie humaine sur Terre et créer un nouveau monde depuis l'espace.
Réalisation: Lewis Gilbert
Production: Albert R. Broccoli
Scénario: Christopher Wood
Photographie : Jean Tournier
Montage: John Glen
Décor: Ken Adam
Musique: John Barry
Première mondiale : Grande Bretagne, 26 juin 1979
Sortie Française : 11 septembre 1979
Durée : 126 min
Budget : 30 millions de dollars
Box-office : 210 millions de dollars
Casting :
Roger Moore: James Bond
Lois <st1:country-region><st1:place>Chiles</st1:place></st1:country-region>: Holly Goodhead
Michael Lonsdale: Hugo Drax
Richard Kiel: Requin
Toshiro Suga: Chang
Corinne Clery: Corinne Dufour
Emily Bolton: Manuela
Bernard Lee: M
Lois Maxwell: Miss Moneypenny
Desmond Llewelyn: Q
Walter Gotell: Général Gogol
Geoffrey Keen: Frederik Gray
Blanche Ravalec: Dolly
L'avis du site :
‘LE TEMPS DE LA SURENCHÈRE’
C’est dans le générique de fin de L’espion qui m’aimait qu’apparaît le titre du prochain James Bond, Rien que pour vos yeux mais surprise, le prochain Bond est Moonraker. Albert R. Broccoli est conscient du succès de Star Wars au cinéma, il préfère donc adapter à l’écran Moonraker pour envoyer Bond dans l’espace. Il espère ainsi être sûr d’avoir en plus des fans de 007 le public fan de science-fiction. Il greffe à son film les bons ingrédients de la série et met Lewis Gilbert, réalisateur du précédent Bond, à la tête du film. Broccoli a-t-il réussi à attirer un nouveau public sans pour autant faire reculer les fans de première heure ?
Pour commencer, le film a eu un succès encore jamais vu jusque là. C’est le Bond qui a attiré le plus de recettes, si bien qu’il faudra attendre 1995 avec GoldenEye pour battre les recettes de Moonraker. Cependant, il faut nuancer car même si le public est heureux, les fans ne le sont pas pour autant. Même si les ¾ du film sont dans l’ensemble bonnes, le dernier quart suscite plus de réserve. Pour ne pas dire qu’il gâche le film.
Tout commençait si bien dans le film par un très bon prégénérique. Il s’agit d’un saut à haute altitude où Bond est jeté dans le vide sans parachute. Une scène parfaitement mise en scène qui marque le retour de Requin. Jusque là, tout semble bien commencer dans ce film qui a tout pour être digne du précédent volet. De même que l’intrigue démarre très bien par le présumé vol d’une navette spatiale à un certain Hugo Drax. La rencontre avec ce nouvel adversaire est fort originale. En effet, Bond part à sa rencontre en plein désert Californien dans lequel à été entièrement reconstruit pierre par pierre un château français de la Renaissance. En l’occurrence, il s’agit du superbe château de Vaut le Vicomte et de ses jardins. C’est une fantaisie digne des précédents films qui montre toute la magie d’un film de Bond. Hugo Drax est un personnage raffiné qui ne laisse transparaître aucun sentiment. Presque froid, il est superbement bien joué par l’acteur français Michael Lonsdale. Il n’éprouve aucun remord à éliminer quiconque le trahira, comme Corinne qui tombé sous le charme de Bond lui dévoile où Drax cache ses documents.
Comme à l’accoutumée, Bond voyage à travers le monde pour accomplir sa mission et se rendre compte au fur et à mesure de la machination, en passant des canaux de Venise au carnaval de Rio de Janeiro. La nouvelle Bond girl est un agent de la CIA qui encore une fois ne veut pas céder aux avances de Bond. Il s’agit d’Holly Goodhead, un agent qui comme son nom l’indique est une intellectuelle. Infiltrée dans l’entreprise de Drax, elle croisera plusieurs fois Bond jusqu’à ce qu’ils fassent équipe. Tous deux auront d’ailleurs affaire à Requin, dans un superbe combat sur les cabines de téléphérique du Pain du Sucre de Rio. Cet affrontement au dessus de vide est une nouvelle occasion pour Requin d’éliminer son adversaire. Son retour, bien qu’appréciable, l’aurait été encore plus s’il ne tombait pas amoureux et s’il n’aidait pas Bond à sauver le monde en fin de film. Quoiqu’il en soit, sa première apparition à Rio lors de carnaval est sinistre, surtout lorsqu’il tente de tuer Manuela dans les rues sombres aux abords du carnaval. Requin remplace Chang, l’homme de main de Drax, tué par Bond lors d’un superbe affrontement dans un cloché de Venise.
Le film marque la dernière apparition de Bernard Lee dans le rôle de M car il mourra peu de temps après le film. Les autres membres du MI6, sous toujours de la partie avec Moneypenny et surtout Q, qui prêtera à 007 un hors-bord amélioré, prétexte à une sympathique poursuite contre Requin et les hommes de Drax sur le fleuve Amazonie.
En dépit d’un Roger Moore qui retrouve son humour grotesque et son tic du haussement de sourcil, le film se passait jusque là convenablement, mais il se retrouve gâché par un final très poussif. En effet, la dernière partie du film se déroule dans l’espace mais en plus, une bataille de fusil laser très mal faite a lieu autour de la station spatiale d’Hugo Drax. Son plan : éliminer toute vie humaine sur Terre et la repeupler par quelques individus qu’il a sélectionné pour leur soi-disante perfection. En clair, cela va trop loin et cela qui rebute les fans. Ils trouvent d’une part cela ridicule et de l’autre que cela ne respecte en rien le passé glorieux de 007. Quel dommage, car le film dans l’ensemble reste un bon divertissement, avec tout de même, et heureusement, quelques moments Bondien. Rassurez-vous, le film reste infiniment supérieur à L’homme au pistolet d’or.